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Développer un écosystème propice pour favoriser la création et le soutien des start-up

Développer un écosystème propice pour favoriser la création et le soutien des start-up
11-04-2022

Développer un écosystème propice et solide à travers la diversification et la multiplication des dispositifs dédiés à la création et au soutien des start-up. Objectif : faire des start-up la locomotive de la transition de l'économie algérienne d'un système rentier à un modèle reposant sur d'autres secteurs productifs et une économie de la connaissance.

Afin de permettre aux porteurs de projets innovants de concrétiser leurs idées, il était nécessaire de renforcer l'écosystème de l'innovation dans notre pays pour le hisser au niveau des aspirations de nos jeunes, un écosystème qui puisse leur garantir les mécanismes de financement adéquats

c’était le message adressé par le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, devant un parterre de près de mille participants à la première Conférence nationale des start-up "Algeria Disrupt 2020", tenue début octobre 2020 à Alger.

Lors de cet événement, Le Président de la République avait, notamment, annoncé le lancement de « Algerian Start-up Funds » (ASF), premier fonds public dédié aux start-up, dotée d’un capital de 1,2 milliard DA pour accompagner et soutenir les jeunes créateurs de projets.

Né de la collaboration du ministère délégué chargé de l’Économie de la connaissance et des Start-up et de six (06) banques publiques, ce fonds prend le financement des entreprises disposant du label start-up, en fonds propre et en quasi-fonds propre.

 Les résultats sont au rendez-vous : l’ASF a investi, à ses débuts, dans le capital de plus de 70 start-up et a financé quelque 390 projets innovants depuis son lancement à ce jour.



Doubler le nombre de start-up en Algérie
Début mars 2022, le Premier Ministre, M. Aïmene Benabderrahmane, a présidé les travaux de la 2ème édition de la Conférence nationale des start-up "Algeria Disrupt 2022", avec la participation de porteurs de projets innovants, de start-up et des incubateurs, en plus de professeurs d'université, d'experts et de chercheurs.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, le Premier Ministre, M. Aïmene Benabderrahmane est notamment revenu sur les mesures initiées par les Pouvoirs Publics pour encourager les jeunes innovants à la création de start-up, dans le cadre du Plan d'action du Gouvernement pour la mise en œuvre du Programme du Président de la République.
Il a, dans ce cadre, cité la mise en place et le renforcement du cadre réglementaire de l'innovation et des moyens de paiement électronique et la révision du cadre législatif du commerce électronique. "Le code du commerce dont la révision est en cours de parachèvement prévoit davantage de souplesse en faveur des start-up. Il est actuellement à l'étude au niveau du parlement", a-t-il fait savoir.
Le Premier Ministre a également évoqué la simplification et la facilitation des procédures de création de start-up et d'autres activités au profit des investisseurs débutants soulignant que la promulgation de nombreux textes réglementaires et d'application a donné lieu à une augmentation significative du nombre de start-up et de projets innovants labélisés et ayant bénéficié d'incitations fiscales.
Selon les chiffres avancés par le Premier Ministre, M. Aïmene Benabderrahmane plus de 750 start-up ont été créées en une année et demie et l’Algérie aspire à doubler ce nombre.
Aussi, le Gouvernement vise à augmenter le nombre d'incubateurs. A ce jour, plus de 38 incubateurs ont obtenu le label et plusieurs autres sont à l'étude, notamment à la faveur des progrès dans la mise en place d'un écosystème favorable qui encourage leur création, en particulier au sein de l'Université, l'environnement le plus propice, qui compte plus de 1.600 laboratoires de recherche, 40.000 enseignants universitaires et 2.200 chercheurs permanents.
Le Premier Ministre M. Aïmene Benabderrahmane a encore souligné la ferme détermination de l'État à faire de l’Algérie un modèle en matière de soutien des start-up et une source d'inspiration pour les autres pays, d'autant que notre pays dispose de potentialités et de moyens lui permettant d'être à la hauteur de ce défi.

Développement des start-up au sein du Plan d’Action du Gouvernement
Dans son Plan d’Action pour la mise en œuvre du Programme du Président de la République, le Gouvernement a affirmé que la transition numérique représente l’un des plus grands enjeux auxquels il devra faire face, dans un contexte mondial marqué par une fracture numérique qui s’accentue de jour en jour et qui met l’Algérie devant un défi majeur : celui de compter sur sa jeunesse débordante d’idées et d’ingéniosité pour développer le secteur du numérique et des nouvelles technologies, et d’impliquer les start-up pour contribuer à trouver des solutions aux enjeux stratégiques du pays (sécurité hydrique, transition énergétique, sécurité alimentaire, etc.).
 Pour ce faire, le Gouvernement s’est engagé à promouvoir l’écosystème des start-up et de l’économie numérique, à travers les actions suivantes notamment:
  • la création du cadre réglementaire pour l’open innovation (innovation ouverte) et les intermédiaires de paiement électronique (PSP) et la mise en place des textes d’application pour le Crowdfunding (financement participatif)
  • la révision du cadre législatif du e-commerce, pour le rendre plus flexible avec les start-up
  • la simplification des procédures de création d’entreprises au profit des start-up et autres primo-investisseurs
  • la création de statuts, pour les freelances et auto-entrepreneurs
  • le renforcement du rôle des start-up, comme vecteur d’inclusion financière à travers le e-paiement et le e-commerce
  • la création de représentations régionales du Algerian Startup Fund
  • le lancement du programme d'accélération des start-up via l’accélérateur public Algeria venture
  • la création d’incubateurs et d’accélérateurs dans toutes les wilayas du pays
  • la mise en place d’un système d’évaluation et
  • de mise à niveau des incubateurs
  • la création d’un Finlab au profit des start-up, activant dans le secteur des technologies financières (fintechs)
  • le recensement des classements internationaux en relation avec les start-up, l’innovation et l’économie de la connaissance et l’amélioration de la position de l’Algérie
  • la réduction des charges patronales au profit des start-up
  • l’encouragement du capital-risque, compte tenu de son rôle clé dans le financement de l’innovation, et l’allégement des procédures administratives pour la création de fonds d’investissement et de fonds commun de placement dans l’innovation
  • la facilitation de l’accès au e-paiement au profit des start-up
Des initiatives prometteuses..
Pouvoirs Publics, jeunes porteurs de projets et experts multiplient les initiatives visant à encourager et soutenir la création de ce type d’entités. Citons parmi ces initiatives :
    • Labels Start-up, Projet innovants, Incubateur:
Selon ses initiateurs (Ministère délégué auprès du Premier Ministre chargé de l’Économie de la connaissance et des Start-up), le label start-up est un document institutionnel qui servira de «passeport » pour accéder à toutes les facilitations que l’État met à disposition des start-up.
Le label Projet Innovants s’adresse, quant à lui, aux porteurs de projets n’ayant pas encore créé leur société, il permet au même titre que le label « startup » d’accéder aux avantages, alors que le label Incubateur est accordé à toute structure publique, privée ou en partenariat public-privé qui propose un appui aux start-up et aux porteurs de projets innovants, l'hébergement, la formation, le conseil et le financement.
    • Lancement du programme Africa By IncubMe :
  « Africa By IncubMe », c’est le nom du nouveau programme panafricain dédié aux nouvelles technologies. L’objectif de ce programme, qui est une initiative privée soutenue par les Pouvoirs Publics et plusieurs sociétés multinationales, est de faire bénéficier les porteurs de projets d’un accompagnement de la part de sociétés algériennes et étrangères qui font dans « l’Open Innovation » et les aider à trouver des solutions intelligentes pour le continent.
Avec une telle initiative, l’Algérie devient le premier incubateur panafricain.




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